Le magazine expert d’Ostrum AM

L’enquête Caixin PMI sur le secteur manufacturier (entreprises privées) pour le mois de novembre confirme l’enquête officielle, la reprise de l’activité chinoise est robuste.

La reprise de l’activité chinoise est soutenue à la fois par la demande domestique et par la demande externe.

Les composantes « nouvelles commandes » et « production » ont atteint des plus hauts depuis 10 ans.

La composante « nouvelles commandes à l’exportation » continue de progresser pour le quatrième mois consécutif.

La composante « emploi », même si c’est un indicateur retardé,  s’améliore également  pour le troisième mois consécutif et a atteint un plus haut depuis mai 2011.

L’activité chinoise continue de bénéficier de la pandémie qui sévit chez ses partenaires commerciaux qui soutiennent ses exportations en matériel médical, mais aussi en biens pour travailler et étudier chez soi.

Comme les nouveaux confinements mis en place en Europe et aux États-Unis sont plus ciblés, la Chine continue également d’exporter d’autres biens, ce qui soutient l’activité économique chinoise.

Cependant, cela reflète aussi l’hégémonie de la Chine sur le commerce mondial.

Selon Nikkei qui a analysé 3 800 produits échangés, il y a 320 produits où la Chine a une part de marché supérieure à 50 %, contre 21 produits en 2001.

Le nombre de produits où la Chine a plus de 50 % de parts de marché s’est stabilisé en 2016, lorsque Donald Trump a été élu président des États-Unis et a commencé sa guerre commerciale vis-à-vis d’elle, pour ensuite augmenter l’année dernière (graphique ci-dessous).

Le Plan régional économique global (PREG) signé le 15 novembre dernier, devrait accélérer les exportations chinoises vers l’Asie et augmenter ses parts de marchés au détriment de l’Inde, qui ne fait pas parti de l’accord. Cela devrait renforcer la domination de la Chine sur le commerce mondial.

Zouhoure Bousbih
Économiste
Économie & Stratégie
Ostrum Asset Management