Ostrum s’engage contre l’usage abusif des antibiotiques

Dans le monde entier, la plupart des antibiotiques sont utilisés dans le cadre de l’élevage, souvent dans l’unique but de stimuler la croissance et de prévenir les maladies d’animaux confinés dans des conditions insalubres. Face aux conséquences négatives sur la santé humaine, Ostrum s’était engagée, dès 2016, contre ces abus. Aujourd’hui, elle renouvelle son engagement.

L'utilisation des antibiotiques dans l’élevage est l'une des causes principales de l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens chez les humains. L'industrie alimentaire est le plus grand consommateur d'antibiotiques à l'échelle mondiale : on estime que 75 % des antibiotiques aux États-Unis, 70 % dans l'Union européenne (UE) et 45 % au Royaume-Uni, sont utilisés sur les animaux d’élevage. En conséquence, une politique d'utilisation des antibiotiques et sa mise en œuvre sont des éléments clés de l'analyse globale de la durabilité du secteur.

Lancée en 2016 par la FFAIR (Farm Animal Investment Risk & Return), la première phase du présent engagement encourageait les entreprises à abandonner progressivement l'utilisation prophylactique des antibiotiques sur les animaux d’élevage. Le paysage réglementaire international, les consommateurs, les organisations de la société civile et les médias s'orientent désormais dans ce sens et les entreprises qui ne s’y conformeraient pas s’exposent à des impacts significatifs en termes d’image et de marque, comme de mise en danger de leurs chiffres d’affaires.

La nouvelle phase de cet engagement, lancée l’été dernier et en cours de mise en œuvre, consiste à évaluer les progrès réalisés par les entreprises en vue de l'élimination progressive des antibiotiques dans toutes les chaînes d'approvisionnement du bétail, de la volaille, des fruits de mer, des produits laitiers et des œufs. Les signataires réclament en particulier des entreprises la publication d’objectifs et de calendriers clairs et une plus grande transparence.

En parallèle avec des discussions initiées avec les entreprises au cours du dernier trimestre 2018, le Parlement européen a approuvé, fin octobre, une nouvelle législation visant à interdire l'utilisation prophylactique d'antibiotiques dans l'agriculture à partir de 2022, justifiant ainsi la pertinence de l’engagement d’Ostrum AM.